Aller au contenu principal

Stéphanie Revenu

Professeure documentaliste au sein du Collège Roger Vailland à Sanvignes-les-Mines, inscrit dans le dispositif Collège au cinéma (département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté)

Pouvez-vous nous dire ce que vous ressentez en cette rentrée particulière ?

Je suis très heureuse d’avoir retrouvé les élèves, de pouvoir échanger avec elles·eux et de renouer des liens. L’ambiance est plutôt sereine. Je suis enthousiaste à l’idée de travailler sur de nouveaux projets.  Malgré tout, j’ai une certaine appréhension quant à l’avenir car j’ai bien conscience qu’il s’agit encore d’une année scolaire bien particulière…

Qu’est-ce qui vous motive à participer au dispositif et à retourner en salle de cinéma avec les élèves ? Est-ce d’autant plus important en ces temps que nous traversons ?

Avec le soutien de notre cheffe d’établissement, nous avons planifié une année scolaire aussi normale que possible c’est la raison pour laquelle nous nous sommes inscrit·es dans le dispositif Collège au cinéma. D’ailleurs, il est le fil conducteur de notre projet cinéma financé par le Conseil Départemental de Saône-et-Loire pour tous les élèves de 6ème, 5ème et 4ème. Outre les 3 films que les élèves vont voir dans l’année, différentes actions viennent se greffer : visite de l’Institut Lumière à Lyon, réalisation de courts-métrages, réalisation de films suédés, Initiation aux rudiments du montage avec des tables mash-up, rencontre avec des professionnel·les du cinéma… Nous prenons les décisions au fur et à mesure en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Par exemple, nous avons prévu la première séance au cinéma début décembre mais il va de soi que nous aviserons en temps voulu. De même, nous devons emmener nos élèves de 6ème à l’institut Lumière à Lyon en mars – avril prochain mais pour l’instant, nous attendons…

Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Nous sommes dans l’incertitude, le flou total. Nous ne savons pas si nous allons pouvoir mener à bien tous nos projets. Cela a été une grande frustration pour nous de voir toutes nos actions tomber à l’eau en mars dernier, quasiment du jour au lendemain et nous avons peur que cela se reproduise encore cette année. L’adaptation sera le maître mot de cette année encore une fois particulière.

Quels sont, pour vous, les conséquences et impacts du dispositif Collège au cinéma sur les élèves durant cette période ?

Il va de soi que la crise sanitaire que nous traversons a des impacts sur nos projets, sur notre manière de travailler… La pédagogie de projet nous permet de donner du sens aux apprentissages. Par exemple, quand les élèves étudient en cours les inventions qui ont été les prémices du cinéma (praxinoscope, thaumatrope…) et qu’ils ont la possibilité de les voir en vrai à l’Institut Lumière, là, on se rend compte que les apprentissages prennent tout leur sens… De même, ce projet cinéma s’inscrit dans le Parcours d’Education Artistique et Culturelle que les élèves de 3ème ont la possibilité de présenter à l’oral du DNB (Diplôme National du Brevet). L’année scolaire précédente, ce parcours a été biaisé et nous ne savons pas quels projets nous pourront mener à bien cette année.