DCLV : Madagascar, carnet de voyage

Bastien Dubois
00:12:00
Court métrage
animation
Tous publics
La Famadihana, coutume malgache qui signifie retournement des morts, donne lieu à d’importantes festivités, à des danses et des sacrifices de zébus, mais démontre surtout l’importance du culte des anciens dans la société malgache. L’histoire est racontée en carnet de voyage, retraçant le parcours d’un voyageur occidental confronté à ces différentes coutumes. (Les pages du carnet se tournent, puis les dessins s’animent, nous parcourons les paysages luxuriants de Madagascar avant d’être initié à la culture malgache).
Scénario : Bastien Dubois Image : Bastien Dubois Montage : Boubkar Benzabat Animation : Bastien Dubois Son : Cyrille Lawerier
Sacrebleu Productions
France
2009
DCLV
2011
VF
[Filmographie du réalisateur (Unifrance) ->http://www.unifrance.org/annuaires/personne/359185/bastien-dubois] [Extrait en ligne (beglob.com) ->http://www.beglob.com/blog/madagascar-par-bastien-dubois/] [Site internet du réalisateur ->http://www.bastiendubois.com] [Entretien filmé avec le réalisateur->http://www.passeursdimages.fr/Bastien-Dubois-realisateur-du-film]
On fait souvent la distinction entre film de court et de long métrage en s’adossant sur le couple nouvelle/roman. Mais ce serait oublier que la littérature offre de nombreuses propositions formelles travaillant le mot dans d’autres perspectives. Il en est ainsi de la poésie, du journal intime, du reportage, des mémoires ou bien encore de l’essai, écritures que le cinéma se plait lui aussi à traverser. Le film de Bastien Dubois visite ainsi un territoire étranger jusqu’alors au cinéma - le carnet de voyage - en se jouant de la multiplicité des éléments que cette forme convoque (croquis, photographies, collages, textes). De la sorte, le film s’inscrit dans une des évolutions sensibles qu’a connues ces dernières années le cinéma d’animation en France. Il est intéressant en effet de constater qu’à l’heure où s’imposent au niveau international de nombreuses écoles françaises d’infographie qui forment une part non négligeable des futurs techniciens œuvrant pour les grands studios américains d’animation (Pixar, Dreamworks et autres), se développe en parallèle une esthétique fort éloignée de l’image de synthèse uniformément travaillée dans la plupart des grandes productions animées. Celle-ci associe au travail plastique un aspect documentaire ménageant un retour du réel qui peut paraître paradoxal à l’heure des technologies numériques. Ces films travaillent ainsi une dramaturgie qui, loin de s’appuyer exclusivement sur les tribulations des personnages mis en scène, met en avant la matière sensible du monde, les ambiances et lumières attachées aux lieux, la corporéité des individus. Avec la même propension, Madagascar, carnet de voyage intègre dans son corps des élémets directement issus du réel, billet de banque, tasse à café ou photographie, tout en proposant un panel quasi exhaustif des traits et techniques d’animation, à l’image en cela des sensations bigarrées qu’imprime sur un voyageur toute réalité étrangère. Il ne faut toutefois pas demander plus que ce que le film propose : il ne s’agit en aucun cas de toucher du doigt voire de questionner la réalité sociale et culturelle de l’île de Madagascar, l’agrément est clairement ici dans le survol pittoresque d’un territoire qu’un carnet de voyage restitue aux regards curieux. - Bartlomiej Woznica
2010 : Paris « Les Lutins du court métrage d’animation » Nice « Un festival c'est trop court » Angers « Festival Premiers plans » Clermont-Ferrand « Festival international du Court Métrage » 2009 : Annecy « Festival international du film d'animation » : Prix Canal + Moscou « International Festival linoleum » : 2ème Prix Ottawa « Festival international d'animation » : Prix du public de l’office National du film du Canada, Grand prix du meilleur film de commande, Meilleure animation adulte pour la télévision Medina del Campo « Semana de Cine » : Prix du court métrage
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