Aller au contenu principal

Plateforme collaborative d’éducation aux images

Le cinéma se met au sport - Projections

Voir. Toute notre expérience d’éducation aux images passe par un regard et par sa réciprocité : le regard du spectateur, bien sûr ; mais aussi celui qu’un·e auteur·rice exerce à partir de son œuvre – et que parfois il est notre rôle, responsabilité et honneur d’accompagner, faciliter, médier.

« Un match, comme un film, est un petit récit. Il peut très bien ne rien s’y passer, comme dans la finale McEnroe-Lewis d’hier (6-2, 6-2, 6-2). On fait les gestes du tennis, l’un gagne et l’autre pas, mais rien n’y fait événement. Un tournoi, c’est déjà un grand récit. Une année de tennis, c’est une vraie saga »

Serge Daney, L’amateur de tennis. Critiques 1980-1990, P.O.L., Paris 2017

Édito

C’est la réciprocité – curieuse, bienveillante et généreuse – des regards qui permet la rencontre entre ces deux entités que sont le(s) public(s), d’une part, et le(s) film(s), d’autre part.

Voir. Se voir. Revoir.

Voir pour rencontrer. Voir pour se rencontrer.

Notre projet « Cours, saute, filme, regarde ! » ne pouvait que repartir de cela. Nous avons constitué un catalogue de films sur la thématique du sport – tous genres, époques, pays confondus.

Des grands films. Des films beaux – des films qui traversent l’histoire du cinéma, et qui participent ou ont participé à la définition de cette même histoire. Mais aussi des films dans lesquels la représentation du sport (à savoir des différentes disciplines sportives et acceptions du mot « sport ») croise des questions sociales et sociétales plus larges : les discriminations liées aux genres, le sexisme, les diversités, la réalité pénitentiaire, les handicaps, entre autres.

Pour ce faire, nous avons demandé l’aide de plusieurs personnalités et institutions : 

  • Julien Camy, journaliste et cinéaste, spécialiste des rapports sport/cinéma, avec qui nous avons travaillé à la constitution d’une filmographie générale de haute qualité et intérêt ; 
  • la Direction du Patrimoine cinématographique du CNC, qui nous a permis d’identifier quelques pépites « historiques » de la représentation du sport au cinéma ;
  • le Département du développement des publics du CNC, qui a travaillé sans relâche pour mettre à disposition de notre projet une partie de son riche catalogue Images de la culture ;
  • le Centre national des arts plastiques (Cnap) qui nous a fait découvrir l’univers éblouissant des films d’artistes et nous fait l’honneur d’une sélection de titres de ses collections audiovisuelles ;
  • Mais aussi : l’Agence du Court métrage, l’Association française du cinéma d’animation (AFCA), Lieux fictifs, le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Culture Relax (ex Ciné-ma Différence) et un certain nombre d’autres « parrains » et « marraines », sportif·ves et journalistes auxquel·les nous avons demandé de nous proposer leur « film du coeur » et de nous expliquer leur choix… Parmi eux, Stéphane Diagana et Candice Prevost : le parrain et la marraine généraux de « Cours, saute, filme, regarde ! ».

Le résultat de ces longs mois d’échanges, réflexion et travail est ce catalogue collaboratif et plastique qui s’ouvre actuellement sous vos yeux, dans lequel chaque « sous-liste » a sa propre place et est opportunément présentée : un catalogue pensé comme une ressource pour tou·tes et, comme un outil de programmation, pour ouvrir les imaginaires, inspirer et s’inspirer.

Place au cinéma maintenant !

Bonne lecture ! Bonne vision !