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DCLV : Je m’appelle

Stéphane Elmadjian
00:17:00
Court métrage
docufiction
Tous publics
"Mon père disait que la liberté n'a pas de prix... Il se trompait... Non seulement tu la payes au prix fort, mais en plus elle n'existe que pour ceux qui te la vendent".
Féodor Atkine, Michel Debrane
Scénario : Stéphane Elmadjian Textes : Enzo Cormann Image : Hugues Poulain Montage : Loïc Jaspard, Adam Wolny Décors : Armelle Demange Son : Tristan Essyad Musique : Naked Funk
Lardux Films
France
2001
DCLV
2011
VF
[Filmographie du réalisateur (Unifrance) ->http://www.unifrance.org/annuaires/personne/139482/stephane-elmadjian] [Site internet du réalisateur ->http://stephane.elmadjian.free.fr/pageperso/Accueil.html] [A propos du film (Agence du Court) ->http://www.agencecm.com/radi/fiche.php?film_id=100054919&deroule=1] [Interview du réalisateur (Objectif cinéma) ->http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4390&artsuite=1] [Entretien filmé avec le réalisateur->http://www.passeursdimages.fr/Stephane-Elmadjian-realisateur-du]
Tiré d’un monologue théâtral composé par le dramaturge Enzo Cormann qui avait déjà fait l’objet d’une adaptation radiophonique réalisée par Blandine Masson, le film de Stéphane Elmadjian évite les écueils sur lesquels butent habituellement les films considérés comme politiques. Expression d’une conscience engagée, il est porté par une force de conviction qui innerve toute la démarche de création et pour reprendre une réflexion menée par le cinéaste Jean-Marie Straub sur les liens entre cinéma et politique, il nous semble que Je m’appelle est moins un « film politique » qu’une œuvre « politiquement » réalisée. Le metteur en scène y tisse sa dramaturgie autour d’effets de montage qui ne sont pas sans évoquer le « montage des attractions » d’un Eisenstein et sur l’interprétation vocale de l’acteur Féodor Atkin qui s’incarne sur la bande son. Véritable expérience esthétique, le film de Stéphane Elmadjian nous propose d’éprouver la condition sociale de tous ces hommes qui occupent des positions subalternes sur l’échiquier social jusqu’à ce qu’ils décident de faire entendre leur voix. Dès le premier plan, le film met en représentation le décor urbain devenu visuellement emblématique de l’existence des groupes sociaux subalternes et révèle (au sens photographique du terme) le contexte géographique et social qui forme le terreau des dissidences populaires. Baigné d’une lumière artificielle quasi crépusculaire ce plan inscrit en arrière-plan de sa composition les hautes tours d’une banlieue contemporaine alors qu’un grondement évoquant celui du tonnerre ou d’une explosion émerge et que le cadre cinématographique est littéralement agité d’une secousse. Ce plan inaugural dont l’esthétique n’est pas sans évoquer les récits d’apocalypses, pourrait s’interpréter comme la représentation métaphorique d’une agitation sociale au bord de la « guerre civile » susceptible de gagner les cadres urbains symboliquement désignés par les tours. En outre, dans ce film où la force poétique du verbe joue un rôle essentiel, c’est par un geste d’écriture que se déploie l’éventail des récits et témoignages auxquels le montage image entremêle des visages, donne du corps. Il s’agit d’un texte aux allures de testament autobiographique dont un vieux « clochard céleste » (Jack Kérouac) engage la rédaction dès les premiers plans. Interprétée par la voix de Féodor Atkine, cette « écriture de soi » dérive étrangement vers une narration palimpseste où les fictions identitaires en forme d’autoportraits se bousculent sur la page blanche du cahier. En se peuplant d’une multitude de trajectoires sociales dont il restitue la mémoire, ce vieil Homère des temps modernes endosse l’étrange statut de médium à travers lequel résonne la voix des « damnés de la terre » (Frantz Fanon), il incarne une sorte de scribe universel témoignant d’une certaine histoire des hommes. En entrelaçant la matière composite de sa forme cinématographique par l‘acte de montage, le cinéaste ne cesse de nous faire entendre le récit de multiples dissidences individuelles et collectives tout en parvenant à représenter l’idée même de révolte. - Jean-Marc Génuite
2003 : Clermont-Ferrand « Festival international du Court Métrage » : Mention Spéciale du Jury, Prix "Attention Talent" FNAC, Mention du Jury Jeunes Paris « Paris tout court - Festival International du Film Court de Paris » : Prix du public Nomination aux Lutins du court-métrage Nomination aux Césars 2002 : Pantin « Festival Côté Court » Grand Prix et Mention du Jury Jeune Brest « Festival européen du film court de Brest » : Grand prix de la ville Nancy « Festival du film court » : Prix du pavé
Films passerelles : Eût-elle été criminelle ; En râchachant

titre  réalisateur(s)  genre  pays  durée 
voir Erémia, Erèmia Olivier Broudeur, Anthony Quéré France 00:12:00
voir Espace Eléonor Gilbert France 00:14:45
voir Eut-elle été criminelle… Jean-Gabriel Périot France 00:09:00
voir Fais croquer Yassine Qnia France 00:22:00
voir Fard David Alapont, Luis Briceno France 00:13:00
voir Final Irène Jouannet France 00:14:00
voir Foutaises Jean-Pierre Jeunet comédie France 07:00:00
voir Gagarine Fanny Liatard, Jérémy Trouilh comédie dramatique France 00:16:00
voir Gbanga-Tita Thierry Knauff Belgique 00:07:00
voir Guy Moquet Demis Herenger comédie dramatique France 00:29:54
voir Herbe collée à mes coudes respire le soleil (L’) Jérôme Descamps France 00:06:00
voir Heureux anniversaire Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière comédie France 00:12:00
voir Histoire tragique avec fin heureuse (História trágica com final feliz) Regina Pessoa France 00:08:00
voir Il était une fois l’huile Vincent Paronnaud alias Winshluss France 00:15:00
voir Il fait beau dans la plus belle ville du monde Valérie Donzelli France 00:12:00
voir Irinka et Sandrinka Sandrine Stoïanov France 00:17:00
voir J’ai pris la foudre Laurent Larivière France 00:20:00
voir Je m’appelle Stéphane Elmadjian France 00:17:00
voir Jean-Fares Lyes Salem comédie France 00:10:00
voir Jeune Fauve (Le) Jérémie Dubois comédie dramatique France 00:24:45
voir Jeunesses françaises Stéphan Castang France 00:19:00
voir Kracivy Parij Raphaël Girardot comédie France 00:12:00
voir L’hiver est proche Hugo Chesnard drame France 00:14:00
voir La course nue Benoît Forgeard comédie France 20:30:00
voir La falaise Faouzi Bensaïdi France 00:18:00
voir La leçon de guitare Martin Rit France 00:17:00
voir La leçon de natation Danny De Vent France 00:10:00
voir La meilleure façon de tracer L'Amicale du réel France 00:12:00
voir La pelote de laine Fatma Zohra Zamoum France 00:14:00
voir La Traversée Maeva Poli France 00:12:00
voir Le bleu du ciel Christian Dor France 00:28:00
voir Le dimanche de la mamma Mario Caniglia France 00:11:00
voir Le p’tit bal Philippe Découflé France 00:04:00
voir Le petit dragon Bruno Collet France / Suisse 00:08:00
voir Le Poirier John Mc Ilduff comédie dramatique France 00:12:00
voir Leave not a Cloud Behind Pablo Gonzalez France 00:07:00
voir Les fantômes de l’usine Brahim Fritah France 00:08:10
voir Les mains Christophe Loizillon France 00:20:00
voir Lettre (La) Michel Gondry France 00:13:00
voir Lisa Lorenzo Recio France 00:19:00

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classement partitre  réalisateurs durée