DCLV : Les mains

Christophe Loizillon
00:20:00
Court métrage
fiction
Tous publics
Cinq personnes se racontent à travers leurs mains.
Scénario : Christophe Loizillon Image : Caroline Champetier Montage : Corinne Rozenberg Décors : Etienne Lefrançois Son : Patrick Genet
Agat Films & Cie
France
1996
DCLV
2010
VF
Avec « Les mains », Christophe Loizillon met en place un dispositif cinématographique très épuré qu’il reconduira pour filmer « Les pieds » (2000) ou encore « Les Visages » (2003). Il s’agit de filmer en plan-séquence et en gros plan, les mains de cinq de ses amis (Charly, René, Khadiga, Zinedine, Madeleine) qui se « livrent » dans le hors champ sonore. Complétant le dispositif, la voix-off du cinéaste prononce quelques mots d’introduction sur ses proches avant l’entrée en « scène » de leurs mains. Que dire de ce documentaire dont le cadrage, en resserrant l’attention du spectateur sur les mains, cache plus qu’il ne montre et fragmente la perception du corps pour en donner une vision partielle ? Que s’agit-il ici de rendre visible ? Les perspectives scéniques et narratives ouvertes par les partis pris de mise en scène invitent à considérer les mains dont les gestes et la physionomie investissent le champ de l’image comme des lieux d’expression de l’individualité, comme de véritables acteurs de l’histoire privée. Ces mains en représentation qui « parlent » en gros plan au spectateur s’offrent comme autant d’archives de la mémoire individuelle dont chaque voix-off nous fait entendre le récit. En « racontant » leurs mains, en évoquant les « évènements » auxquels elles ont participé, ou encore en soulignant le rapport qu’ils entretiennent avec elles, les divers hôtes de l’image nous entraînent au cœur de multiples fictions de l’identité qui tracent les contours de véritables autoportraits. Certes le cinéaste ne lit pas au creux des lignes de la main, mais en enregistrant le témoignage de ces mains qui s’imposent comme des sites de l’histoire personnelle, n’est-ce pas aussi les limites de son propre autoportrait que le cinéaste tente de dessiner ? Cette forme documentaire ne s’inscrit-elle pas dans le cadre d’une quête identitaire menée par Christophe Loizillon ? - Jean-Marc Génuite
1999 : Clermont-Ferrand « Festival national et international du Court Métrage » Prix de la recherche et mention spéciale du jury jeune 1997 : Argelès-sur-Mer « Rencontres Cinémaginaire » Prix du public Lille « Festival du cinéma européen » Mention spéciale du jury Vic-le-Comte Rencontres du film documentaire "Traces de vies" Tremblay-en-France « Jacques Tati fête le court métrage » Paris Festival international de films documentaires "Cinéma du Réel" Montréal « Festival du court métrage de Montréal »
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