Les publics
Afin de réduire la fracture culturelle et dans une démarche d’éducation populaire, Passeurs d’images s’adresse en priorité aux publics jeunes, jeunes adultes, ayant des difficultés d’accès aux pratiques cinématographiques, dans le cadre de leurs activités "hors temps scolaire" :
les jeunes en exclusion sociale et culturelle situés sur des territoires considérés comme prioritaires au titre de la politique de la ville ;
les jeunes éloignés géographiquement ou ne fréquentant pas des équipements cinématographiques en milieu urbain ou rural.
En complément, peuvent s’inscrire dans Passeurs d’images les actions menées auprès des publics en difficulté d’accès à la culture dans le cadre des protocoles interministériels mis en place par le Ministère de la culture et de la communication : Culture /Justice, Culture/Hôpital, Culture/Handicap ; convention passée par le CNC avec La Direction de l’administration pénitentiaire.
Une attention particulière sera portée dans le montage des projets sur la volonté de favoriser la mixité, principalement homme/femme, mais aussi la mixité sociale et intergénérationnelle.
Les objectifs
Les projets Passeurs d’images répondent à cinq objectifs principaux :
proposer une offre diversifiée et notamment différente de celle relayée habituellement par les médias et les industries culturelles, et contribuer ainsi à l’éducation au cinéma, à l’audiovisuel et aux nouvelles technologies ;
aider le public à mieux se situer vis-à-vis de l’image (cinéma, télévision, médias, jeux vidéo…) dans son environnement personnel ;
contribuer à la formation et à la qualification des partenaires relais sur le terrain ;
créer et développer du lien social au sein des territoires où se déroulent les actions ;
promouvoir les projets destinés à faire apparaître la diversité culturelle de la société afin de lutter contre les discriminations.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le détail des 5 objectifs de Passeurs d’images.
Les projets
Tous les types de projets, s’inscrivant dans une démarche culturelle et artistique affirmée et constituant un travail d’éducation à l’image, pourront être mis en place tout au long de l’année.
Pour qu’un projet puisse être validé par le comité de pilotage régional et porte la dénomination Passeurs d’images, deux actions au moins doivent être proposées au sein d’une même ville ou d’un même Etablissement Public de Coopération Communale (EPCI).
Le comité de pilotage régional validera les projets et donc la participation au dispositif et l’utilisation de la dénomination Passeurs d’images.
Exemples d’actions envisageables envers les publics :
Tarification spécifique pour les jeunes et les familles en difficulté mise en place régionalement avec les salles de cinéma en direction des quartiers ;
projection en salle en présence des réalisateurs et/ou des membres de l’équipe du film ou d’un intervenant ;
projection en plein air gratuite au cœur des quartiers notamment ;
ateliers de pratique artistique audiovisuelle ou cinématographique ;
rencontres avec les professionnels du cinéma ;
projections et rencontres autour des films d’ateliers ;
ateliers de programmation ;
déplacement à des festivals ou participation à des manifestations cinématographiques ou audiovisuelles ;
projets innovants en matière d’éducation au cinéma, à l’audiovisuel et aux nouvelles technologies ;
formations, sensibilisations des relais de public et rencontres.
Les projets sont construits par les organisateurs locaux, en accord avec la coordination régionale (ils sont recensés dans la rubrique Actions / Agenda. Ce sont les porteurs de projets qui recherchent les financements nécessaires auprès des services déconcentrés de l’État, des collectivités territoriales, des partenaires associatifs ou autres.
Les territoires
Les projets Passeurs d’images se déroulent au sein d’un territoire identifié : le quartier, la ville, l’agglomération, le canton, le pays… Les territoires inscrits dans un Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) seront privilégiés. Une attention particulière sera portée sur les 215 quartiers concernés par le programme d’action intitulé Dynamique Espoir Banlieues, DEB, prévu de 2009 à 2012.







