L’ère numérique, nouvelle culture et nouveaux usages - Formation ACRIRA - PASSEURS D’IMAGES
Voir le compte-rendu de la formation
Priorité aux personnes du réseau Passeurs d’images et aux adhérents de l’AcrirA.
Quelques places sont prévues pour des porteurs de projets intéressés par la thématique des cultures numériques
Nombre : 30 places
Déroulement : 2 journées
Objectifs :
- S’initier aux cultures numériques
- Explorer le rapport des jeunes aux cultures émergentes
- Découvrir des pistes pour organiser des ateliers autour de ces pratiques
- Interroger les stéréotypes de l’éducation à l’image
- Echanger autour des possibilités offertes par la numérisation des salles de cinéma
Portant sur la nécessité de faire évoluer les perspectives de l’éducation à l’image face à l’émergence de cultures numériques contemporaines, la formation interrogera la place, le rôle et les conditions d’existence d’une démarche éducative confrontée aux productions audiovisuelles émergentes dont l’essor accompagne le développement de ce que l’on nomme le Web collaboratif ou Web social. Engendrant un véritable "tournant culturel", le Web 2.0 a significativement affecté l’ordre des pratiques et des usages et favorisé l’avénement de nouveaux territoires du sensible et de nouvelles formes de "récits" audiovisuels. Le contexte socioculturel qui s’est imposé à l’ère numérique provoque par ailleurs un phénomène d’extension des domaines de consommation, de production et de diffusion d’images, phénomène de prolifération et de diffusion d’images, phénomène de prolifération qui ne peut évidemment rester sans incidences sur le statut, la fonction, les perspectives pour ne pas dire la légitimité de l’éducation à l’image et de ses acteurs.
Jour 1 (matin)
- 9h30 : accueil des participants au Cinéma le Méliès
- 10h : Présentation des enjeux pédagogiques de la formation
- 10h30 : Petite sociologie des usages à l’heure du numérique : des réseaux sociaux aux pratiques de l’Internet collaboratif
par Stéphane Hugon, docteur en sociologie, chercheur au CeaQ, responsable du Groupe de Recherche sur la Technologie et le Quotidien, chargé de cours à l’université Paris V. (sous réserve).
L’intervention portera sur les pratiques et usages de l’Internet à l’heure du Web 2.0. Ainsi, tout en abordant l’univers relationnel des réseaux sociaux, elle s’intéressera aux dynamiques collaboratives et participatives qui ont cours sur la toile. Elle explorera également les pratiques de détournement et autres gestes d’appropriation auxquels Internet offre une scène d’exposition privilégiée. Enfin, l’intervention reviendra tout particulièrement sur les us et coutumes numériques de cette génération regroupant les personnes nées entre 1980 et 2000 et que certains sociologues qualifient de "Génération Y"
Jour 1 (après-midi)
- 14h L’éducation à l’image à l’ère des cultures numériques : un "partage du sensible" à (ré)inventer ?
par Jean-‐Marc Génuite, formateur cinéma. Depuis plusieurs années, il mène une réflexion sur un certain nombre de productions audiovisuelles emblématiques de l’Internet collaboratif et participatif et s’interroge sur les liens à inventer entre le domaine de l’éducation à l’image et le territoire des cultures numériques. Il est également rédacteur de la revue Tausend Augen.
Depuis une décennie et l’avènement du Web 2.0, la révolution culturelle numérique et son expansion inexorable s’accompagnent d’une prolifération effrénée et incontrôlable d’images produites et mises en circulation tout en engendrant d’insolites territoires audiovisuels. Au fil des mondes virtuels, des jeux de rôle en ligne multijoueurs (MMORPG), des Webdocumentaires, des Web séries, des Serious Games et autres Machinimas s’inventent ainsi de nouveaux "lieux" fictionnels producteurs de sens voire de nouvelles perspectives narratives.
Le "rayonnement" socioculturel de ces territoires inédits de la "galaxie" numérique témoigne et
participe d’une remarquable évolution des pratiques culturelles et nourrit tout une "culture des
usages" qui ne peut évidemment rester sans incidences sur la place et la fonction des pédagogues et autres médiateurs impliqués dans le domaine de l’éducation à l’image.
L’intervention abordera les singularités formelles et expressives de quelques-uns des univers audiovisuels de l’ère numérique et reviendra sur la nécessité, dans le contexte contemporain, de reconsidérer le rôle des acteurs de l’éducation à l’image, la nature des expériences éducatives qu’ils
proposent et le "sens" même de leur mission.
Jour 1 (soirée)
- 20h30 : The Trashmaster de Mathieu Weschler (88’, 2010)
machinima réalisé à partir du jeu GTA4, en présence du réalisateur.
Séance ouverte au public.
Niko, éboueur new‐yorkais, partage son temps entre travail officiel et ramassage d’ordures officieuses : dealers, tueurs, violeurs etc… Justicier sauvage, il se retrouve en difficulté quand un tueur en série s’attaque aux danseuses d’un club de strip‐tease.
Site de l’association Human Atopic Space
Human Atopic Space est une association qui depuis 2009 tente de donner ses lettres de noblesse au Machinima en organisant chaque année un festival (l’Atopic festival) entièrement consacré à cette singulière forme narrative de l’ère numérique.
Jour 2
2 propositions au choix - et sur inscription préalable :
- atelier de pratique et d’échanges autour des applications concrètes liées au passage numérique des salles (uniquement le matin - jusqu’à 12h30)
par Hervé Clerbout du cinéma Le Parnal à Thorens-Glières, ainsi que Catherine Cassaro (AcrirA)
Ce module aura pour objectif de réfléchir à une nouvelle approche de la salle, mais aussi plus concrètement, d’apprendre à réaliser soi-même différents contenus (carton DCP, personnalisation des bandes-annonces...).
- atelier d’initiation au Machinima
par Isabelle Arvers (toute la journée)
L’inscription à la formation est gratuite. L’ensemble des repas ainsi que l’hébergement seront à la charge des participants.
Contacts
amaury.piotin@acrira.org | Ligne directe 04 76 21 61 93
catherine.cassaro@acrira.org | Ligne directe 04 76 21 61 96







