passeursdimages

Bilan 2018 du dispositif

Le dernier bilan du dispositif Passeurs d’images datant de 2015, c’est un euphémisme que de dire que cette édition était attendue.
Si le dispositif a changé trois fois de nom en près de 25 ans, il reste cependant fidèle aux valeurs humanistes, sociales et sociétales qui le portent depuis sa création, en 1995.
Si toutes les régions se sont appropriées différemment le dispositif, tou·tes les professionnel·les impliqué·es se rejoignent sur ses enjeux : l’accès aux pratiques cinématographiques et la démocratisation de celles-ci, qui s’inscrivent pleinement dans une démarche citoyenne favorisant la mixité sociale.
Le dispositif Passeurs d’images, qui a su évoluer et s’adapter aux usages, est souvent vu comme un label. Il constitue fréquemment un laboratoire susceptible de conduire des expérimentations.
Présent sur l’ensemble du territoire, de métropole et d’outre-mer, ce dispositif contribue largement à l’aménagement du territoire et favorise son maillage culturel et social.
La force de ce dispositif réside notamment dans l’implication d’une pluralité d'acteurs et d'actrices du champ culturel, artistique et social, ainsi que dans le soutien de partenaires institutionnels multiples et des collectivités territoriales. Il nous revient de continuer à les mobiliser, notamment les conseils régionaux, afin de conforter les actions développées au bénéfice des publics cibles du dispositif.
On ne peut évoquer ce dispositif sans saluer l’implication, l’engagement artistique et citoyen de tous ces Passeurs, femmes et hommes, qui œuvrent au quotidien auprès des jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville et, plus largement, des publics éloignés de l’offre cinématographique.
Toutes les informations collectées et analysées dans ce bilan nous permettent de voir la richesse et la diversité de ce dispositif protéiforme qu’est Passeurs d’images. Occasion m’est donnée de remercier chaleureusement les coordinations régionales du dispositif, qui ont permis sa réalisation et, par là même, de saluer le courage, la force de conviction et le professionnalisme qu’elles mettent quotidiennement au service des porteurs de projets et des publics cibles du dispositif.
Patrick Facchinetti Délégué général de Passeurs d’images
Consulter le bilan 2018

 

Nos actions

Passeurs d'images rassemble ses publics autour d'actions territoriales qui privilégient la participation active des populations, l'articulation entre le "voir" et le "faire", entre diffusion et pratique, et qui évoluent au fil des innovations technologiques
Les projets innovants en matière d’éducation au cinéma et à l’audiovisuel et aux nouvelles technologies (ateliers de pratique artistique, projections, formations, rencontres, etc..)
Les ateliers de pratique artistique et les séances de restitution de ces films
Les séances en plein air gratuites et l'animation des quartiers
Les projections en salle en présence d’un intervenant professionnel de l'image
La politique tarifaire ou la prise en charge directe de billets en salle
Les pratiques de réseau et l'organisation de rencontres (régionales, interrégionales, nationales et internationales)
Les actions en direction des publics les plus fragiles (publics sous main de justice, personnes hospitalisées, personnes en situation de handicap, etc …) 
Les formations des relais de public et les journées de sensibilisation au montage de projet

Nos objectifs

éduquer à l'image

Il s'agit de proposer une offre artistique et culturelle différente de celle relayée habituellement par les médias et de privilégier par exemple, la diffusion de films Art et Essai, de documentaires ou de films d'animation indépendants.  C'est aussi aider le public à mieux se situer vis-à-vis de l’image (cinéma, télévision, médias, jeux vidéo, etc.) dans son environnement personnel, grâce, notamment, à des ateliers de pratique artistique innovants. 

Construire des projets adaptés à un territoire spécifique

Le choix de Passeurs d'images est de développer des actions « pour », mais aussi « avec » les publics, et d'être à l'écoute des attentes et des désirs des participants. Il s'agit de rester connecté à une réalité de terrain et de monter des projets réalisables et à la portée de tous. 

Qualifier les actions

En les inscrivant dans une logique de projets, en proposant des rencontres avec des artistes et des œuvres, en faisant le lien entre plusieurs volets d'actions sur un même territoire, en travaillant sur le long terme, en contribuant à la formation et à la qualification des partenaires relais sur le terrain. Tout cela permet de mieux impliquer les participants et aussi d'apporter de la cohérence aux projets. 

Apprendre en s'amusant

La dimension ludique d'un dispositif d'éducation aux images est primordiale. Prendre du plaisir à s'exprimer et développer sensibilité et créativité artistiques, tout en s’engageant dans l’apprentissage d’un savoir.

Créer du lien social

Dans un environnement où les images sont un enjeu quotidien, mieux vivre ensemble, favoriser les échanges, la mixité sociale, les liens intergénérationnels, lutter contre les discriminations de toutes sortes (racisme, handicap, exclusion). C'est autant un objectif qu'un effet des manifestations mises en place dans le cadre de Passeurs d'images.
Les coordinations régionales qui déploient le dispositif sur leurs territoires, mandatées par les partenaires institutionnels et notamment par les DRAC et les Conseils régionaux, sont les garantes du respect de ces objectifs et de la qualification des actions et des acteurs. 

Nos publics

Les premiers publics ciblés par Passeurs d'images sont les jeunes de moins de 25 ans, résidant dans les zones prioritaires.
Afin de réduire la fracture culturelle et dans une démarche d’éducation populaire, Passeurs d’Images s’adresse en priorité aux publics jeunes, jeunes adultes, ayant des difficultés d’accès à certaines pratiques cinématographiques :

EXCLUSION sociale et culturelle

Les jeunes en exclusion sociale et culturelle situés sur des territoires considérés comme prioritaires au titre de la politique de la ville.

ACCÈS À LA CULTURE

En complément, peuvent s’inscrire dans Passeurs d’images les actions menées auprès des publics en difficulté d’accès à la culture dans le cadre des protocoles interministériels mis en place par le Ministère de la culture : Culture/Justice, Culture/Hôpital, Culture/Handicap.

GÉOGRAPHIE

Les jeunes éloignés géographiquement ou ne fréquentant pas des équipements cinématographiques en milieu urbain ou rural.

Nos partenaires

Plus de 2000 partenaires sont engagés dans une logique de réseau qui favorise les échanges d'expériences, propose des réflexions communes, permet une évolution permanente du dispositif, ouvre vers une qualification des projets, encourage un développement territorial et garantit une cohérence nationale.

National

Au niveau national, l’association Passeurs d’images assure la coordination nationale et la mise en réseau des acteurs qui conduisent des projets d’éducation artistique et culturelle, notamment dans le cadre du dispositif « Passeurs d’images » et de l’opération « Des cinés, la vie ! ».
L’association mutualise les moyens de fonctionnement de son réseau d’acteurs territoriaux et essaime les ressources produites par les acteurs de l’éducation à l’image sur l’ensemble du territoire national. 
L'association est soutenue par le CNC, le CGET et les Ministères de la Culture et de la Justice

Régional

En Région, le dispositif Passeurs d'images est déployé sur son territoire par une coordination régionale choisie et reconnue comme un acteur majeur. A ce titre, elle est le garant de l'organisation globale de l'opération : elle impulse, soutient, définit, encadre ou accompagne les projets locaux. Elle est le relais entre les partenaires nationaux et les collectivités territoriales, et se présente comme l’interlocuteur privilégié des villes et territoires associés, et de tous les partenaires de terrain. Elle met en œuvre différents événements régionaux tels que des formations, des rencontres régionales ou la communication régionale et divers temps de restitution, notamment autour des films d’ateliers.
Voir la liste des coordinations en régions

Local

Aussi bien dans le champ culturel que social, le coordinateur local s’appuie sur une diversité de partenaires susceptibles d’être concernés par le dispositif au sein de la ville ou du territoire pour favoriser l’élaboration d’un projet spécifique et la bonne organisation de l’opération sur son périmètre d'action : structures jeunesse (centres de loisirs), structures de proximité (maisons de quartier, centres sociaux), lieux culturels (salle de cinéma, centres culturels, bibliothèques, médiathèques) et structures à vocation sociale (missions locales) ou des associations de solidarité, pour accueillir des ateliers, mobiliser des publics, organiser des séances de projection ou distribuer des bons de réduction pour se déplacer en salle. 
Dans cette dynamique de réseau, chacun a toute latitude pour agir selon la particularité de son territoire et de ses publics.  Cette souplesse d'action, la capacité de se ré-inventer à chaque instant et d'innover font la force, la spécificité et la diversité de Passeurs d'images.