hors les murs

Réalisation de l'affiche
des Rencontres nationales

L'affiche a été réalisée, réfléchie, mise en texte, en mots et en dessins par les élèves de première communication visuelle (CVP) et les premières de Réalisation Produits Imprimés et plurimédia (RRIP) du Lycée La Fayette de Clermont-Ferrand.
Pendant une semaine, ils ont eu la tâche de réaliser l'affiche sur le thème des Rencontres.
Participants à l'atelier
Lou Guittard, Alison Leguillon, Allyson Chiron, Hugo Beauvallet, Camille Michaud, élèves de première communication visuelle.
Ryan Hakem, Jenna Marsat, Julian Lafaye, Dorian Teixeira, Elisa Sève-Feyfeux, Melian Tuhimitu
Soutiens et accompagnement
par Ludovic Chavarot, artiste et dessinateur
et Mandelle Besset, Florence Emch, David Morel-A-Lhuissier, professeur.e.s

Nouveaux modes de narration et nouvelles pratiques  :

retours d’expériences

5 février 2019
Le réseau Passeurs d’images a participé à la journée consacrée aux nouveaux modes de narration et les nouvelles pratiques dans le cadre de la Rencontre des Pôles régionaux d’éducation aux images le 5 février 2019.
La journée était articulée autour de la question : quelles possibilités d’éducation artistique et d’action culturelle avec les jeux vidéo, la réalité augmentée (RA), la réalité virtuelle (VR), les séries ?
Les Passeurs d’images ont contribué à la réflexion avec des présentations sur :
- la création d’un jeu de plateau "Qui a tué Sheldon Cooper ?", autour de l'univers des séries, conçu comme une manière conviviale de partager des pratiques culturelles et d'aborder les notions d'écriture avec les jeunes, présenté par Laurence Dabosville (Uffej, coordination Passeurs d’images Bretagne)
ateliers de réalité virtuelle avec le logiciel Tilt Brush, associés à l’exposition Dans la forêt lointaine au Centre Culturel Aragon à Oyonnaxprésentés par Amaury Piotin (ACRIRA, coordination Passeurs d’images Rhône-Alpes) et Céline Manillier, illustratrice et intervenante VR.
- le projet Le Parc aux lièvres, portraits pluriels, porté par l’association Cinéma et le Collectif BKE autour de la réhabilitation de ce quartier d’Evry et soutenu par Passeurs d’images Ile-de-France. Il s’agit d’un atelier de création audiovisuelle mené durant toute l'année scolaire 2017-2018 et au cours de l'été 2018 avec plusieurs groupes d'habitants de générations variées, au cours duquel ils ont travaillé sur la collecte d'archives et la réalisation de témoignages filmés et ont été initiés au montage grâce à des ateliers sur table Mashup. Ces différentes étapes leur ont permis de réaliser des courts métrages en réalité virtuelle à partir des entretiens réalisés. Les participants à cette journée ont pu découvrir avec des casques de réalité virtuelle ces productions qui valorisent et conservent une trace d’un quartier qui connaît de profondes mutations.

Parcours en festival

6 février 2019
Déroulé & retour réflexif
Le 6 février 2019, en parallèle des Rencontres nationales, l’association Passeurs d’images a accompagné trois groupes de jeunes, bénéficiaires du dispositif Passeurs d’images, sollicités par les coordinations régionales de Poitou-Charentes, Limousin et Rhône-Alpes, sur un parcours « découverte » au sein du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand. Un quatrième groupe de jeunes nous a rejoint exceptionnellement lors de la journée. Cette journée s’est composée de visionnages de films, de rencontres avec des réalisateur.rice.s et de la visite de l’Atelier, école éphémère de cinéma.
Le groupe dans sa totalité était composé de 24 jeunes et 6 accompagnateurs. Chacun des quatre groupes représentait des tranches d’âge et des milieux socio-culturels différents. Les plus jeunes, des collégiens et lycéens, étaient associés sur ce parcours à un média participatif, les Web’art reporters, projet porté par diverses associations du territoire Poitou-Charentes. En outre, ils avaient pour projet de couvrir différents moments du festival au travers de leur visite. Etaient également présents des jeunes de la mission locale de Limoges (Haute-Vienne) ainsi qu’un groupe du Foyer de jeunes travailleurs de Saint Etienne (Loire). Enfin, le groupe qui nous a rejoint était composé de jeunes réfugiés du Centre d’accueil et d’orientation de la fédération Léo Lagrange à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme). La tranche d’âge du groupe dans son ensemble était donc comprise entre 14 et 25 ans. Si certains d’entre eux possédaient déjà des notions techniques et théoriques liées aux images, tous ont été très actifs et investis tout au long de la journée.
Le parcours a commencé à 9h30 à la Maison de la Culture par une séance scolaire dans l’immense salle Jean Cocteau, avec la projection de sept courts métrages, dont deux primés à la fin du festival [1]. Ceux-ci étaient tirés de différentes catégories de la sélection officielle du festival : nationale, labo et canadienne. Bien que les réalisateurs soient tous francophones, les langues variaient d’un film à l’autre, de l’ukrainien à l’anglais en passant par l’arabe. Chacun pouvait donc s’y retrouver, notamment les jeunes réfugiés qui, pour la plupart, étaient plus à l’aise avec l’anglais ou l’arabe. Etant donné qu’il s’agissait d’une séance scolaire, le reste du public était composé d’adolescents collégiens et lycéens.
A midi, le groupe a rejoint les participants des Rencontres nationales au Corum Saint Jean pour le déjeuner. Autour du buffet qui y était servi, chacun avait la possibilité d’échanger soit avec d’autres membres du groupe, soit avec des participants aux Rencontres.
A la suite du repas, le groupe s’est rendu à l’Ecole supérieure de commerce de Clermont-Ferrand qui accueillait l’Atelier. Cette école éphémère de cinéma constituait le volet pédagogique du festival : des étudiants de différentes écoles d’audiovisuel venaient présenter leur futur métier au travers de démonstrations. La visite, guidée par un étudiant, commençait par la présentation d’un plateau de tournage occupé par des étudiants de l’ENS Louis Lumière et des commédien.ne.s du conservatoire Emmanuel-Chabrier de Clermont-Ferrand. Le rôle de chaque corps de métier y était présenté : le son, le cadre, la lumière, les commédien.ne.s et la réalisation. Les visiteurs étaient invités à se mettre en condition en respectant les silences plateau et en éteignant les téléphones portables. Cependant, il n’y avait pas d’interaction directe possible avec les techniciens et les silences étant demandés régulièrement, les possibilités de demander plus d’informations ou de poser des questions s’en trouvaient réduites.
L’espace suivant était consacré aux effets spéciaux ainsi qu’à l’animation par ordinateur assisté. Un étudiant de l’école ARTFX présentaient les principes de base de la conception d’effets spéciaux ainsi que des exemples de leurs travaux, diffusés sur un écran. A ses côtés, ses collègues travaillaient sur leurs projets du moment, ce qui permettait aux visiteurs d’observer une démonstration en direct.
Ensuite, Les visiteurs étaient amenés dans une salle dédiée à l’animation image par image. Des étudiants du DMA du lycée René Descartes y présentaient leur travail en cours, à savoir l’édification d’une tour de Babel à laquelle les visiteurs étaient invités à participer en apposant un objet sur l’édifice et en prenant une photo.
La visite s’est poursuivie par la découverte du mixage du son avec des étudiants de l’Arfis à Villeurbanne. Une installation d’enceintes Dolby Atmos permettait de découvrir l’équipement le plus avancé des salles de cinéma, pendant que les étudiants proposaient une démonstration en direct de la manière dont sont choisis et apposés les effets sonores sur un film.
La dernière salle, exclusivement liée à la fabrication d’un film, proposait la découverte du travail de la musique à l’image en partenariat avec le CNSMD de Lyon. Les visiteurs se trouvaient dans la cabine d’enregistrement, tandis que l’orchestre se situait dans une autre salle. Le travail de l’orchestre était retransmis en direct sur un écran pendant que les techniciens enregistraient et faisaient leurs retours. Comme sur le plateau de tournage, l’interaction avec les techniciens était limitée.
La visite se terminait par deux ateliers qui faisaient appel à d’autres pratiques de l’image. Le premier prenait la forme d’un studio photo dans lequel des étudiants du bac professionnel photographie du lycée Lafayette de Clermont-Ferrand avaient installé deux décors différents permettant aux visiteurs d’emporter une photo originale en souvenir. Pour clôturer ce tour d’horizon, un espace dédié à la réalité virtuelle permettait de se plonger dans des expériences immersives et interactives. Malheureusement, tout le groupe n’a pas pu participer à cette expérience car cette salle était la plus prisée et le temps nous a manqué.
Cette visite a beaucoup intéressé le groupe dans son ensemble et a donné lieu à de nombreux échanges entre les jeunes et les étudiants. Les explications étaient traduites en anglais pour les jeunes qui maîtrisaient moins le français. Le groupe des Web’art reporters a profité de l’occasion pour capter des images du lieu et recueillir les propos de notre guide.
Pour finir le parcours, le groupe avait rendez-vous au cinéma le Rio, légèrement excentré par rapport au centre-ville. Cette séance proposait quatre films de la compétition nationale, dont un déjà vu le matin même. Cela n’a pas posé de problèmes puisque ce film avait été particulièrement apprécié. Les projections se sont terminées sur un échange avec les réalisateur.rice.s de chacun des films. Le groupe a activement participé à cet échange et les questions posées soulignaient leur fort intérêt pour les films visionnés, quel qu’en soit le genre.
A la fin de la journée, chaque groupe a regagné son hôtel. Un échange avec les accompagnateurs a permis de conclure que tout le monde avait apprécié cette journée, autant pour le visionnage des courts métrages que dans la découverte de l’envers du décor cinématographique proposé par l’Atelier. La possibilité d’échanger avec les réalisateurs a également été très appréciée, posant cependant plus de difficultés aux néo-arrivants maîtrisant mal le français.
[1] Morts aux codes, Léopold Legrand, 2018, Mention spéciale du jury
[2] Nefta Football Club, Yves Piat, 2018, Prix du public
Le parcours en images

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