ATELIER 2 AUVERGNE

Animé par Alexandre Winkler, DAAC de Grenoble, Virginie Mespoulet, coordination Passeurs d’images à l’ALCA – Nouvelle Aquitaine et Martin Barnier, Professeur Université Lyon 2.
Proposée à l’échelle territoriale ou nationale, la formation des acteurs de l’éducation aux images est un indicateur de qualification des projets et des dispositifs. Quelles sont ces formations (initiale, continue, de pair à pair...), quels en sont les contenus et les formats, quels publics visent-elles ? Comment la formation peut-elle croiser les agendas des professionnels de l’éducation aux images et faire réseau ? Pour répondre au mieux aux besoins des acteurs de terrain, faut-il inventer de nouveaux modules, de nouveaux rendez-vous professionnels ?
Participants
· Rectorat de l'académie de Grenoble, IA-IPR Lettres / DAAC + correspondant CLEMI
· Université Lyon 2, Enseignant - études cinématographiques et audiovisuelles
· ALCA, Département Cinéma & Audiovisuel, Pôle régional d’éducation aux images / Coordination régionale Passeurs d’images et Des cinés, la vie !
· Cinépilat, service civique
· Université lyon 2, Etudiantes cinéma
· Médiatrice culturelle cinéma
· BOURG LES VALENCE, Les Ecrans, directeur
· Archipel Médiateur Culturel, Coordinatrice et intervenante
· Maison de l'Image - Grenoble, chargée de projets d'éducation aux images
· Canopé 69, chargée de mission collège au cinéma académie de Lyon
· Aquarium Ciné-Café, Assistant médiateur culturel
· Saint Etienne de Boulogne, Filmerrant / La maison de l'Image d'Aubenas, Intervenante éducation à l'image
· Saint-Étienne, Centre Culturel Cinématographique - Les 3C, Coordination Dispositifs scolaires Ecole et Collège Loire
·  Grenoble, Cinémathèque de Grenoble / Festival du Film court en Plein air de Grenoble, Directrice
· Passeurs d'images, Coordination nationale
Constat initial
Définition de la notion de réseau, avec une image : celle d’une constellation d’étoiles : éducation nationale, éducation populaire, université, salles de cinéma, médiathèques, réseau Canopé, cinémathèques, associations du champ social et culturel, notamment.
Chaque réseau a son fonctionnement propre et peut être ou sembler cloisonné. Chaque réseau développe ses formations, ou y réfléchit. Créer des passerelles n’est pas simple, parfois même un défi, mais nécessaire pour bâtir un projet commun.
L’entrée par la formation nous a permis de soulever plusieurs questions, et faire état d’attentes et de besoins très concrets
- Nécessité d’un travail de veille, tant sur le plan de l’identification des réseaux que des propositions de formation ou journées professionnelles.
A qui s’adresser ? – qui m’indiquera les structures ressources ou partenaires, les interlocuteurs pour construire ou mener une action, idem pour se former ? – une question qui concerne les professionnels qui interviennent auprès des publics dans le champ de l’éducation aux images, qu’ils soient enseignants, médiateurs, animateurs, éducateurs, artistes intervenant, exploitants et bénévoles de salles ou étudiants.
L’attente n’est pas celle d’un répertoire fourre-tout, mais bien d’une réponse éditorialisée, mise à jour perpétuellement – et à laquelle tout à chacun du réseau doit pouvoir contribuer. Un observatoire en alerte et réactif, qui permette un état des lieux des structures, partenaires et propositions de formations existant en région, au national – avec une ouverture pertinente à envisager, vers l’Europe et l’international.
- Des formations, essentielles à plus d’un titre : pour prendre du recul, pour prendre du temps, décloisonner ses pratiques, ouvrir son esprit, ses représentations, faire un pas de côté, remettre du sens dans ce qu’on fait, se requestionner; et se recentrer sur ce qui nous semble être des fondamentaux, par exemple : travailler sur un film, nécessite de l’avoir vu en amont : en salle, ensemble, en entier.
- Ce travail sur le « Voir » (voir un film et en parler) n’empêche en aucun cas de nourrir notre connaissance des publics en s’intéressant aux nouveaux contenus, nouveaux formats, nouveaux écrans, nouvelles pratiques ou de créer les occasions de formations qui passent aussi par la pratique et l’expérimentation (le « Faire »).
- Plutôt qu’une formation en distanciel (vite évacuée de l’atelier, les participants rappelant le besoin de la rencontre humaine – pouvoir être ensemble, mettre en commun, produire de la pensée) envisager le complément qu’apporterait une formation plus locale, de proximité, qui puisse répondre au plus près des besoins de territoire et qui pallie aux contraintes de mobilité et financières.
- Bon nombre des enseignants engagés sur les dispositifs, qui auparavant se formaient sur des temps dédiés - visionnage du film en salle compris, se voient aujourd’hui contraints de prendre sur leur temps personnel pour se former. Une considération valable de plus en plus dans d’autres secteurs professionnels, comme les éducateurs ou les médiateurs culturels.
- A été soulevée la question des besoins particuliers en termes de formations pour les artistes intervenants, souvent isolés et éloignés des réseaux et actions de formations. Les restitutions des ateliers lors des rencontres régionales Passeurs d’images, sont parfois les seuls moments où se former à l’éducation aux images et rencontrer les autres réalisateurs, trop souvent sur un temps informel.
- La formation doit être à la hauteur de l’exigence et rigueur attendue par les participants, sans néanmoins occulter les notions essentielles de plaisir et de curiosité.