Amiens Atelier 2

Restitution de l'atelier

Animateur : Yves Bouveret, association Écrans V.O
Structures participantes 10h-11h30 : Ciné Jeunes de l’Aisne/ Acap/ Hors Cadre/ DRAC/ Conseil départemental de l’Aisne/ Étoile Cinémas Bethune
Structures participantes 11h30- 13h00 : Heure exquise, Centre International pour les Arts Vidéo/ Asca/ Mairie de Lille/ Conseil régional Hauts-de-France/ CNC/ Ciné Rural 60/ Passeurs d’images.
Les structures participantes à l’atelier :
Chaque structure qui participe à l’atelier est inscrite dans des actions de réseaux. Chacune a par ailleurs des « besoins de réseau », pour renforcer ses actions, les inscrire sur le long-terme – et pouvoir consolider son fonctionnement, même dans un système basé de plus en plus sur les « Appels d’offre ». Chaque structure inscrit son projet sur un territoire donné – lequel peut évoluer avec le temps (s’étendre – une association qui devient d’ampleur régionale après la fusion des régions). Chaque structure s’inscrit dans une mission : diffusion cinématographique – entrée par un public-cible, etc.  Une « ingénierie de réseau » se constitue au sein de chaque structure, avec des outils, un savoir-faire et des ressources, à mutualiser au sein du réseau. Elle acquiert une « expertise », à partager et transmettre au sein de son réseau – mais aussi au-delà.
Le montage de projet – comment bâtir son projet, comment créer un lien durable avec ses financeurs, ses tutelles, avec les partenaires institutionnels, ses opérateurs, avec les artistes et producteurs - éditeurs des œuvres. Avoir un lieu (ou des rendez-vous) et où se retrouver pour apprendre la technicité du « montage de projet ».
Réseau = s’inscrire dans un « projet de réseau ». Évoquer les manques, peut également mettre en lumière le besoin de créer un réseau nouveau (association départementale de salle qui n’existe pas, par exemple).
Au niveau des intervenants : leur expérience peut facilement être transposée d’un projet hors-temps scolaire à un projet temps scolaire, par exemple. Dimension « itinérante » des personnes.
Ils sont porteurs d’actions ou d’expérimentations, pouvant être reproduites ailleurs, remodelées pour répondre à de nouvelles contraintes locales.
Par contre, au sein d’un même projet régional « à appel d’offre », ils ne rencontrent jamais les autres intervenants professionnels (de même pour les cinéastes, auteurs de dossiers pédagogiques, etc.)
Les intervenants, comme les lieux culturels de proximité, sont également ceux qui peuvent connaître les projets hors-institution menés sur le territoire (projet cinéma en dehors des dispositifs scolaires, un atelier mené dans un établissement scolaire sans aide extérieure). Comment recenser et comptabiliser ces actions « invisibles » ?
Un souci partagé : chaque réseau se pose la question du public non-touché par ses actions. La mise en commun, permettra d’évaluer les véritables zones blanches du territoire.
Des problématiques récurrentes : Comment être un projet de réseau / en inter-réseaux. Travailler la transversalité. Comment articuler plusieurs réseaux (salles, acteurs culturels, acteurs éducatifs, champ social) ainsi que les temps régionaux et nationaux.
Réseau : moyen de connaître et recenser les « dispositifs » d’aide aux projets en région (Hauts de France : PEPS porté par la région, destiné aux lycées, où il peut y avoir des projets d’ateliers audiovisuels.

 

Logique de réseau = comment mutualiser et croiser les réseaux ?
Tout en ayant des « cahiers des charges » souples.
Projet décliné sur des sites (villes, agglomérations) – donc assez peu transversal. Ils échangent peu entre localités. « Les faire se croiser » doit être la mission des têtes de réseaux.
Une action, crée aussi un « réseau social » au niveau des participants (bénéficiaires) – qui peut être structurée par des initiatives fédératrices et des événements (« Rencontres régionales » - « rencontre nationale » : moment d’échange des jeunes des actions, entre eux).
Les dispositifs nationaux : un réseau très large de centaines de professionnels avec comme premier cercle celui des coordinateurs territoriaux. Tous ces réseaux se recoupent : comment faire vivre un réseau au niveau national. Comment arrive-on à mailler ensemble ?
Recenser collectivement les réseaux existants – travailler à leurs connexions. Également à la complexité de leur articulation fine (ex : les liens rural-banlieue).
Se poser la question de la pertinence de chaque échelon pour rassembler les acteurs – et mettre en avant les atouts et faiblesses de chacun. Proximité/éloignement. Isolement/interconnexions.
Travailler la question des conseillers – le rôle de « conseiller » (au Rectorat, dans une collectivité territoriale, à la Drac, au sein des coordinations territoriales (Départementales/sites d’une région/régionales – et les permanents de l’équipe nationale Passeurs d’images). Chaque « acteur de projet », est aussi au titre de sa structure comme à titre individuel – en besoin d’apprendre et progresser. Donc être un public destinataire d’une formation. Espace hors des actions – où valoriser ses acquis, mais également faire état de ses besoins de connaissances nouvelles à acquérir, apprendre, se perfectionner (technicité).
Chacun a également une expertise. Le « croisement des expertises » et leur complémentarité, permet de consolider un réseau.
Les contacts – les bases de données (structures ressources – personnes pouvant intervenir). Constituer collectivement un répertoire – et savoir qui est intervenu et où.
Pour répondre aux besoins, le rôle de la coordination (celle de Passeurs d’images) peut être de mener une étude plus poussée des réseaux existants dans chacun des champs (scolaire / hors-temps-scolaire / péri-scolaire) et de leurs interconnexions. Passeurs d’images national pourrait assurer ce rôle de tête de réseau, sur les territoires dépourvus de pôle régional.
Une question serait à poser : le champ de l’université – leurs laboratoires de recherches, leurs formations sur l’ensemble des domaines (y compris la formation initiale des enseignants) devrait avoir un rôle à jouer à nos côtés, comme de produire des « études de réseau ».  Ils pourraient être associés aux futures concertations.
Le festival de cinéma : départemental ou à rayonnement régional, à envisager comme une « boîte à outils » - lieu où croiser les publics et les temps (mixité et rencontres) / espace où faire vivre le réseau.
La tenue même de la « concertation régionale » avec la rencontre des professionnels du secteur à l’échelle des nouvelles régions, répond à l’objectif de « créer un réseau ». Le fait d'y avoir été invité - d'avoir pu s’y rendre : donc avoir été identifié comme membre de ce réseau « Passeurs d’images » et avoir répondu présent.
L’étape suivante pour les participants : engager de nouveaux projets avec les personnes rencontrées –trouver auprès d’eux l’aide et les appuis nécessaires pour développer ses actions ou en débuter de nouvelles.
Donc pour les organisateurs de Passeurs d’images : garder contact avec les participants, les associer au long terme à l’élaboration et au développement du projet commun.

© Passeurs d’images, 2019. 

© Passeurs d’images, 2019.