La Tortue rouge, film d’animation de Michael Dudok de Wit, France, Belgique, Japon, 2016, 80 minutes, couleur. 
Appel à projets restreint aux coordinations des dispositifs scolaires École et cinéma et Collège au cinéma et aux coordinations du dispositif Passeurs d’images.
Au vu du contexte actuel en lien avec la pandémie du COVID-19, Passeurs d’images souhaite faire une proposition nationale : partant du constat que les mois de confinement ont parfois rimés avec un manque d’accès à des offres culturelles, à des pratiques artistiques, à des possibilités de prendre la parole et de s’exprimer ou tout simplement un manque horizons, Passeurs d’images souhaite faire une proposition d’action d’éducation artistique et culturelle, pour les jeunes de 6 à 25 ans, déclinée sous différentes formes mais interrogeant une même thématique : Le jour d’après.
Après ce temps si particulier du confinement, au moment où rien n’est encore résolu, où les questions restent en suspens, où chacun·e est confronté·e à ses désirs d’avenir, comment permettre aux enfants et aux jeunes de réfléchir, de manière simple et ludique à réinvention du monde et de soi-même  Comment leur poser la question : pour vous, à quoi ressemblera Le jour d’après ?
Passeurs d’images propose de travailler autour de ce motif à partir de deux corpus d’extraits, cinématographiques pour les 6-14 ans et sériels pour les 15-25 ans.
En effet, le cinéma comme la série ont incessamment interrogé la question du monde à venir, des utopies, des dystopies, du changement, qu’il soit humain ou technologique.
Les extraits cinématographiques seront choisis parmi le catalogue national des films des dispositifs d’éducation au cinéma École et cinéma et Collège au cinéma.
Les extraits sériels seront issus d’un corpus repéré par Passeurs d’images pour leur qualité formelle et leur résonance avec la thématique du projet.
Ces extraits seront les premières séquences des œuvres, moment essentiel du film ou de la série où de nombreux enjeux formels et de narration se nouent, permettant généralement aux enfants et aux jeunes mêmes les plus néophytes d’aborder l’analyse de l’image avec simplicité.

Corpus filmique

Le Cheval venu de la mer, Mike Newell, Grande-Bretagne, 1993, 100 minutes, couleur, avec Gabriel Byrne et Ellen Barkin.
L’histoire se passe en Irlande dans une famille de gens du voyage, les « travellers », comme on les nomme. Il y a le grand-père, qui raconte de merveilleuses légendes, autour du feu. Il y a Ossie et Tito, ses deux petits-fils qui vivent pauvrement, en ville, avec Papa Ryley, leur père.
Le Chien jaune de Mongolie, Byambasuren Davaa, Allemagne-Mongolie, 2005, 93 minutes, couleur.
L’action se situe dans une steppe de Mongolie. Nansa, une fillette de six ans, trouve un chien apeuré dans une grotte. Elle le rapporte chez elle mais son père lui demande de le relâcher car il a peur qu’il ait eu des contacts avec les loups et qu’il soit une menace pour son troupeau.
L’Homme qui rétrécit, Jack Arnold, États-Unis, 1957, 81 minutes, noir et blanc, avec Grant Williams, Randy Stuart.
Scott Carey se détend sur le pont d’un bateau avec sa femme Louise quand un nuage immense, venu de l’horizon, l’enveloppe et le couvre de paillettes lumineuses. Six mois plus tard, Scott trouve que son col de chemise est bien grand... Puis qu’il n’est plus nécessaire que Louise se hausse sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Inquiet, Scott consulte un docteur. Et peu à peu, l’inexorable diagnostic tombe : Scott rétrécit, irradié par « un insecticide ou par le fameux nuage » ... 
Le Jour où la Terre s’arrêta, Robert Wise, États-Unis, 1951, 92 minutes, fiction, noir et blanc, avec Michael Rennie, Patricia Neal. 
Une soucoupe volante atterrit au milieu du parc National Mall à Washington. Sur place, la foule, avec l’armée aux premiers rangs, attend que le vaisseau s’ouvre. Un homme de l’espace, vêtu d’une combinaison argentée finit par sortir. Alors qu’il tend un objet, on lui tire dessus.
La Planète sauvage, René Laloux, France-Tchécoslovaquie, 1973, 72 minutes, animation, couleur.
Sur la planète Ygam vivent les Draags, géants humanoïdes à la peau bleue et aux yeux rouges. Ces êtres qui ont atteint les plus hauts sommets de la connaissance mènent une existence de loisir et de méditation. Ils possèdent pour animaux familiers les hommes, rapportés d’une lointaine planète dévastée.
Tomboy, Céline Sciamma, France, 2011, 82 minutes, couleur, avec Zoé Héran.
À la faveur des vacances d’été, une famille, dont la mère est enceinte et qui a deux enfants, déménage et s’installe dans une cité. L’aîné des enfants, alors qu’il sort pour jouer avec les garçons du quartier et fait la rencontre de Lisa qui deviendra son amie, dit s’appeler Michaël.
La Tortue rouge, film d’animation de Michael Dudok de Wit, France, Belgique, Japon, 2016, 80 minutes, couleur.
Une soucoupe volante atterrit au milieu du parc National Mall à Washington. Sur place, la foule, avec l’armée aux premiers rangs, attend que le vaisseau s’ouvre. Un homme de l’espace, vêtu d’une combinaison argentée finit par sortir. Alors qu’il tend un objet, on lui tire dessus.

Corpus sériel

Corpus disponible également en consultation à distance sous réserve de confirmation des ayants droits.
Ad vitam, Thomas Cailley, Sébastien Mounier, France, 2018 (Arte). 
Alors qu’on pense avoir vaincu la mort, sont découverts les corps de sept suicidés, tous mineurs. Dérive sectaire, acte politique, cri d’alarme d’une jeunesse sans repères ? Darius, flic de 120 ans, mène l’enquête avec Christa, jeune fille révoltée et rebelle.
Coin coin et les Z’inhumains, Bruno Dumont, France, 2018 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Arte)
Suite à la découverte inexpliquée d’un magma extraterrestre, Quinquin, qui se fait désormais appeler Coin Coin, et les inspecteurs Roger Van der Weyden et Rudy Carpentier se retrouvent embarqués dans une nouvelle et folle aventure policière et existentielle.
Journal d’un Hikikomori, Nicolas Thépot, Nathalie Leruch, France, 2020 (France Télévisions). 
Programme produit par Magneto Presse et France Télévisions
Consultable sur francetv.fr 
Ils·elles ne quittent jamais leur chambre, restent enfermé·es chez eux·elles à l’abri du monde des mois, voire des années. On les appelle les Hikikomoris, un mot japonais signifiant «se retrancher». En France, ils·elles seraient des dizaines de milliers, adolescent·es et jeunes adultes abandonnant ainsi études ou travail pour rompre avec un quotidien qui les oppresse.
France tv Slash propose une série docu-fiction qui s’inspire du récit de plusieurs anciens Hikikomoris. Sous forme d’un journal de bord, découvrez le mystérieux quotidien de Damien.
Les Revenants, Fabrice Gobert, France, 2012 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Haut et Court, Canal Plus). 
Dans une ville de montagne dominée par un gigantesque barrage, le même jour, plusieurs personnes d’âges et de milieux différents, toutes désorientées, cherchent à rentrer chez elles. Ils·elles ne savent pas encore qu’ils sont mort·es depuis plusieurs années, qu’ils·elles n’ont pas vieilli et que personne ne les attend. Déterminé·es à reprendre une place qui n’existe plus, ils·elles découvrent peu à peu qu’ils·elles ne sont pas les seul·es revenant·es et que leur retour s’accompagne de dérèglements croissants. Et si ce n’était que le début d’un bouleversement encore plus majeur ?
Parlement, Noé Debré, France, 2020 (France Télévisions).
Programme produit par Cinétévé et France Télévisions
Consultable sur francetv.fr
Samy, jeune assistant parlementaire, débarque à Bruxelles au lendemain du vote du Brexit. Il n’est pas armé pour le poste. En fait, il ne connaît pas grand-chose aux institutions européennes et espère s’en tirer au bagout.
Real Humans, Lars Lundström, Suède, 2012 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Arte)
Äkta Människor («les véritables humains») se situe dans un monde parallèle où les robots humanoïdes (Hubot) sont devenus des machines courantes dans la société. Ces Hubots sont très réalistes et sont configurés de telle sorte à remplir une large demande. S’adaptant à tous les besoins humains, de la simple tâche ménagère à des activités plus dangereuses voire illégales, la société semble en dépendre. Une partie de la population refuse alors l’intégration de ces robots tandis que les machines manifestent des signes d’indépendance et de personnalité propre.
Transferts, Claude Scasso, Patrick Benedek, France, 2017 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Arte).
Dans un futur proche, le transfert de l’esprit d’un corps à un autre, rendu possible par une substance mystérieuse, a permis de sauver des vies, généré des trafics clandestins, mais aussi transformé le regard sur la foi et réveillé des fantasmes d’immortalité... Dans ce monde en perte de repères, Florian, un père de famille dans le coma depuis plusieurs années, se réveille dans le corps de Sylvain, un capitaine de police membre d’une brigade spécialisée dans les «transferts» illégaux.
Trepalium, Antarès Bassis, Sophie Hiet, France, 2016 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Arte).
Dans un futur proche, dans une société où 80% de la population est sans emploi, une jeune femme, Izia, tente de survivre. Elle est née dans «la Zone», du mauvais côté du Mur, un Mur qui a été dressé pour séparer les Zonards des 20% d’Actifs de la Ville.
Au fil du temps, les tensions se sont accentuées entre les deux territoires : une rébellion est née parmi certains chômeurs. Les Activistes multiplient les actes de sabotage et de pression, et l’équilibre entre la Ville et la Zone se fragilise. Le Gouvernement décide alors de mettre en place la mesure des «Emplois Solidaires» pour calmer la situation : 10.000 habitant·es de la Zone vont être sélectionné·es pour travailler dans la Ville.
Utopia, Dennis Kelly, Rebekah Wray-Rogers, Grande-Bretagne, 2013 *aussi en consultation sur place à la Bnf* (Arte). 
«Utopia» est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Ian, Becky, Grant et Wilson, un petit groupe de personnes qui n’avaient jusqu’alors aucun lien, se retrouvent chacun en possession d’un exemplaire original du manuscrit, leurs vies basculent soudainement et brutalement. Immédiatement pris pour cible par une impitoyable organisation meurtrière connue sous le nom du Network, les membres du groupe, terrifiés, n’ont plus qu’une seule solution s’ils veulent survivre : courir !

Contenus pédagogiques

pour les plus petit·es (6-14 ans)
pour les plus grand·es (à partir de 15 ans)

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