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2012 // 10e Rencontres Nationales Passeurs d’images - Débat Rapport aux images

Rapport aux images

LES ENJEUX DE L’ÉDUCATION À L’IMAGE
Vendredi 14 décembre | 14h - 15h30
Salle Boris Vian - Grande halle de La Villette (M° Porte de Pantin)

Comment travailler et repenser le rapport aux images à l’ère numérique ? Comment expliquer la « peur » que suscitent les images ? Quel en est l’impact sur les actions d’éducation à l’image ?


Table ronde animée par Carole DESBARATS, Directrice de la communication de l’Ecole normale supérieure.

Grands témoins :
Hervé BEZET, Artiste plasticien, vidéaste.
Jean-Gabriel PÉRIOT, Vidéaste expérimental, scénariste, monteur.
Caroline SÉVIN, Directrice de l’ACAP - Pôle Image Picardie.
Emmanuel SIETY, Maître de conférences en études cinématographiques et audiovisuelles à l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle.

Lire un extrait des interventions

Chaque table ronde s’est terminée par des réflexions et des questions des étudiants du Master Didactique(s) de l’image de l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle. Des étudiants de l’Institut Pratique du Journalisme (IPJ) de l’université Paris Dauphine étaient également présents pour réaliser des mini-interviews.


Projection

Eût-elle été criminelle... de Jean-Gabriel Périot
9’30 / Expérimental / 2006 / France
Réalisation, montage, son : Jean-Gabriel Périot / Production : Envie de Tempête Productions
France, été 1944. Les femmes accusées d’avoir entretenu des relations avec des soldats allemands durant la guerre sont
publiquement châtiées.
Par un travail de montage et de recadrage d’images d’archives, Jean-Gabriel Périot propose une relecture personnelle d’un événement historique à la violence inouïe. Déroulées au son de la Marseillaise, ces images impriment en nous tristesse et révolte. Essai précis et tendu comme un fil, ce film sans didactisme nous rappelle donc de façon radicale que la barbarie de la guerre n’est pas que le fait du vaincu. Affrontant l’histoire en face plus de soixante ans après les faits, Eût-elle été criminelle… sonne terriblement juste et se montre plus que nécessaire. L’Agence du Court métrage


Platon déjà dénonçait le pouvoir délétère des images qui sépareraient l’individu du réel. De la figure du philosophe aux actions culturelles, il s’agirait de guider les spectateurs pour les mener vers la connaissance, au-delà des images. D’où vient cette « peur des images », cette conception de l’image comme règne de la manipulation des esprits et des « masses » ? Bouc émissaires récurrents,
les images sont-elles une cause ou un symptôme de certaines dérives de notre société ? Ne faut-il pas au contraire déconstruire le cliché de l’individu aliéné par un excès d’images ? Pour quelles raisons ?
Dans ce cadre, quel rôle l’éducation à l’image peut-elle investir ? En quoi la réception des publics est-elle un enjeu central ? À l’ère du numérique, l’image n’aurait-elle pas acquis un nouveau statut ? Partagée, commentée, détournée, l’image développe-t- elle de nouvelles formes de sociabilités ?


Dans le cadre des 10e Rencontres nationales Passeurs d’images - 14/15 décembre 2012 -Parc de la Villette (WIP Villette).
Voir le programme complet des 10e Rencontres nationales